Parcours de stages #1 / Yann Aubry / Clarisse Lanau / Lucas Chazel

 

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Premier pas dans l'entreprise et dans la pratique de son métier, tout stage est également un premier pas dans l'entame et le choix – anticipé ou pas - de son parcours professionnel.

A travers une série d'entretiens à publier entre janvier et mars, 20 jeunes professionnels - urbanistes, architectes, paysagistes, professionnels de l'environnement ou des transports - livrent leurs impressions sur leur parcours de stages, et les enseignements qu'ils en ont tirés. Tous, pourtant d'horizons, de parcours différents, ont été livrés aux mêmes questions, afin d'en retirer leurs retours d'expériences personnels, leurs entretiens peuvent ainsi être lus de manière croisée afin d'enrichir notre propre connaissance de cette "nouvelle génération" d'urbanistes... et en retirer des enseignements prolixes si l'on fait partie de la prochaine !

De quoi découvrir les impressions et les idées de jeunes urbanistes, de paysagistes, d'architectes, de cartographes et professionnels de l'environnement sur leur métier et leur toute jeune expertise. Yann Aubry, urbaniste - et photographe, Clarisse Lanau, géographe-urbaniste spécialisée en environnement, et Lucas Chazel, urbaniste passé par plusieurs cabinets d'architecture, sont les premiers à passer sur le grill.

 

Yann Aubry urbaniste photographe

Yann AUBRY 

urbaniste & photographe de l'urbain

Clarisse lanau

Clarisse LANAU

urbaniste,  géographe, environnementaliste

Lucas chazel 1

 Lucas CHAZEL 

urbaniste

Quel a été ton parcours de stages ? Peux-tu nous le présenter ?

J'ai réalisé deux stages dans mon parcours.

Le premier après mon M2 d'urbanisme à l'Institut d'Urbanisme et d'Aménagement Régional (IUAR) spécialité design urbain. Il s'est déroulé dans l'agence ES-PACE à Nice pendant 3 mois. J'ai travaillé sur diverses missions d'urbanisme pré-opérationnel et réglementaire : analyses urbaines et paysagères, analyses socio-économiques, plaquettes de communications pour la concertation publique du PLU, posters... C'est une expérience enrichissante puisqu'elle m'a permis de me rendre compte que les connaissances acquises durant mon master sont adaptées aux besoins d'un bureau d'études.

Ensuite après un deuxième M2 effectué à Sciences-po Aix en « Action Publique Territoriale », j'ai décidé de réaliser mon stage dans une agence située en Île-de-France. J'ai ainsi intégré l'agence Ville Ouverte basée à Montreuil pendant 6 mois. J'y ai travaillé sur des missions concernant des territoires aux échelles très différentes et aux enjeux variés : réaménagement d'un front de mer à des fins touristiques et commerciales, programmation urbaine pour la construction d'un nouveau quartier à dominante habitat de 10 000 habitants (2 phases sur 15 ans) à proximité de l'aéroport du Bourget, rédaction d'un projet de territoire pour une intercommunalité de 185 000 habitants prochainement démantelée pour intégrer un "territoire" du Grand Paris. Cette expérience a conforté mes savoirs-faire et amélioré mon savoir-être auprès des élus, mon aisance dans les rapports entretenus avec les acteurs du projet urbain.

En Licence, j'ai pu faire deux stages différents, mais courts (jusqu'à 1 mois maximum). C'était donc principalement des stages d'observation, intéressants, mais insuffisants pour me créer une véritable expérience professionnelle et m'aider à construire un projet professionnel concret. Pour le premier, j'ai intégré le service urbanisme d'une Mairie (- de 3000 habitants), où j'ai découvert les procédures des différentes autorisations urbaines, et pour le second, dans un bureau d'études d'ingénierie où je travaillais sur les études préalables d'un projet urbain.

C'est lors de mon Master, où il était proposé de suivre la formation en alternance, que j'ai pu me créer une expérience significative qui me permet aujourd'hui sur le marché de l'emploi de faire la différence parmi les nombreux jeunes diplômés. En intégrant une importante collectivité territoriale (Toulouse Métropole) sur le thème de la Trame verte et bleue et à l'approche de la fin de mes études, j'ai été perçue comme quelqu'un de crédible ... et mon travail avec !

De plus, j'ai pu évoluer dans un environnement pluridisciplinaire qui m'a véritablement aidé à évoluer et à comprendre mon métier, en travaillant avec des acteurs extérieurs.

Il est obligatoire de faire un stage professionnel en master 2 urbanisme aménagement de l'institut d'urbanisme et d'aménagement régional d'Aix-en-Provence (IUAR).

Je voulais réaliser un stage pendant les vacances d'été entre mon master 1 et mon master 2. Passionné par l'architecture et le projet urbain j'ai choisi de démarcher des structures "maîtres d’œuvre" comme MAP, STOA, et Tangram Architectes. J'ai décroché un entretien début août 2014 et ces derniers m'ont dit que c'était trop court pour ne faire un stage qu'en août. Ils m'ont donc proposé de faire mon stage de master 2 dans leur agence.

J'ai donc appelé début 2015 et ils ont accepté de me prendre d'avril à septembre 2015.

J'ai intégré le pôle urbanisme de cette agence d'une cinquantaine de personnes, ce pôle s'appelle Tangram Urban Project.

Durant ces 6 mois de stage, l'agence a beaucoup licencié. Quand je suis arrivé dans mon pôle nous étions 7 et quand je suis parti ils n'étaient plus que 2.

Bien que ma formation m'ait donné des bases solides, l'enseignement des outils graphiques m'a cruellement manqué.

J'ai donc énormément progressé sur la suite Adobe durant mon stage.

Par quel simple mot résumerais-tu ton parcours de stage ?

Si je devais résumer mon parcours de stage en un mot, ce serait : épanouissant.

Epanouissement.

Si je devais résumer mon stage en un mot ce serait soit "crise" au regard des difficultés financières que connaissait l'agence.

Soit "Mise en forme" "Cartographie" "Outils graphiques" ou "Adobe" car cela a représenté les 90% du temps de mon stage.

Pourquoi t'être lancé(e) dans ces stages ? Tes choix de stages, tu les as anticipés ou pas, tu as saisi ta chance au fil des opportunités ?

Dans le cadre de mon premier stage j'ai répondu à une offre diffusée par l'IUAR. Pour le second, j'ai bel et bien ciblé les bureaux d'études avec une approche pluridisciplinaire, j'ai également centré mes recherches sur la région parisienne. J'ai envoyé une candidature spontanée chez Ville Ouverte et cela a porté ses fruits.

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Oui j'avais un maître de stage qui me supervisait dans mes travaux. Sur certaines études, ce sont les chargés de projets qui me supervisaient et non mon maître de stage. Nous avons dû tous faire un rapport de stage au bout de 3 mois de stage que nous avons présenté à l'ensemble de nos camarades et à l'équipe pédagogique.

A quelles missions as-tu été confronté(e) ? A quel degré as-tu été impliqué(e) dans tes missions en tant que stagiaire ?

Le second stage a été le plus prolifique car il s'est déroulé sur un temps plus long (6 mois). Il m'a donc permis de m'impliquer de manière plus efficace sur différentes missions. De plus, travailler dans une agence structurée autour de 3 pôles (projet urbain, programmation urbaine, concertation) m'a facilité l'acquisition de nouveaux savoirs-faire et ce de manière naturelle.

En Mairie, c'était principalement de l'observation, je ne parlerai donc pas de ce stage. En bureau d'études, j'ai effectué des études pour élaborer un diagnostic historique d'une ZAC. N'étant pas encore dans une formation spécialisée en urbanisme (j'étais en Licence de géographie), j'ai pu véritablement comprendre le métier de l'urbaniste.

Pour ce premier stage, je n'ai été que très peu impliquée au vu du temps très court de ma présence dans la structure. Mon second maître de stage savait qu'il était très dur de me faire apprendre des choses en 1 mois, mais a pris le temps de m'intégrer à ses réunions, de me faire découvrir les différentes missions auxquelles devait répondre le BE en terme d'urbanisme opérationnel ou réglementaire, et m'a fait participer aux études préalables d'un projet à ses débuts. C'était un juste milieu entre observation et opérationnel.

En tant qu'apprentie à Toulouse Métropole, j'ai travaillé à part entière sur la Trame Verte et Bleue (TVB). Mon travail a débuté par un benchmarking et des entretiens téléphoniques sur 5 territoires où j'ai pu lire les PLU et PLUi dans le but de comprendre de quelle façon était intégrée la TVB dans leurs documents de planification. J'ai ensuite rédigé un cahier des charges d'élaboration de la TVB, qui devait expliquer comment cet outil d'aménagement du territoire devait être intégré dans les différentes pièces constitutives de futur PLUi de Toulouse Métropole. J'ai également fait un gros travail sur l'inventaire et l'analyse des données géographiques connues à ce jour sur le territoire et permettant de cartographier la TVB, en identifiant également les manques. Une de mes dernières principales missions a été de rédiger une note de synthèse sur le rôle régulateur du végétal sur les îlots de chaleur urbain. Le but était d'assimiler davantage d'arguments sur la multifonctionnalité de la TVB.

En tant qu'apprentie, c'est à ce moment où j'ai été impliquée à part entière dans les missions du projet sur lequel je travaillais. Si ma tutrice m'a épaulée et guidée comme une étudiante au début, elle m'a, au fil des mois, considérée comme une collaboratrice en me laissant autonome et en ayant confiance en mon travail, en mon expertise et aux avis que je pouvais exprimer. Elle m'a intégré à chaque réunion, à chaque prise de décision, me laissant présenter mon travail à des partenaires extérieurs, organiser les réunions, etc. J'occupais un poste à part entière, et je la remercie pour toute la confiance qu'elle m'a apporté, qui m'a permis d'apprendre d'autant plus.

Chez Tangram, j'ai réalisé des diagnostics territoriaux, des plans d'aménagement. Mais j'étais plus là pour mettre en forme les projets via la suite adobe que pour créer les projets.

On t'a suivi(e), supervisé(e) lors de tes stages ? (je veux dire, ton maître de stage, mais également l'équipe pédagogique de ton école)

Lors des deux stages j'ai eu classiquement un maître de stage qui supervisait mon travail et avec qui je faisais des points régulièrement. Je n'ai pas eu de contacts avec l'équipe pédagogique de mon école lors de ces périodes, je n'en ai pas eu la nécessité. Il me semble que lorsque le stage se déroule bien, rien ne pousse le stagiaire à contacter son école. Il s'agit d'une immersion totale dans l'entreprise. Cependant, la soutenance du rapport de stage joue ce rôle de retour d'expérience.

Lors de mes stages, j’ai toujours été très bien supervisée au sein des agences. Mes maîtres de stage ou collègues m’ont accompagnée de façon intelligente pour me faire progresser et travailler ensemble afin que ce soit prolifique pour tous.

Sinon pour ta dernière question, l'équipe pédagogique ne m'a pas aidée à trouver mes stages, juste mon premier stage ouvrier j'avais été chercher dans l'annuaire des stages ouvriers déjà effectués par les anciens étudiants. Le reste de mes stages ayant été trouvés par mes soins.

Pour le suivi, chaque stage donne lieu à un rapport de stage, où nous sommes encadrés par un enseignant. Il permet de nous aiguiller dans la recherche de références ou le cadre de notre sujet. De même, je devrai pour mon stage de fin d'étude choisir un enseignant tuteur de mon mémoire, comme référent de celui-ci.

Oui j'avais un maître de stage qui me supervisait dans mes travaux. Sur certaines études, ce sont les chargés de projets qui me supervisaient et non mon maître de stage. Nous avons dû tous faire un rapport de stage au bout de 3 mois de stage que nous avons présenté à l'ensemble de nos camarades et à l'équipe pédagogique.

  • Trois enseignements que tu as tirés de tes stages ?

Tout d'abord, je dirais que l'enseignement premier est l'affirmation de ma capacité à m'intégrer dans une équipe de projet et d'y travailler en autonomie.

J'ai également remarqué au fil des mois de stage que la meilleure des communications est la communication verbale avec tous les acteurs du projet et ce dès son lancement. C'est également le cas en interne, il ne faut pas hésiter à interpeller ses collègues et poser des questions concises et précises car en agence le temps est précieux.

Mon troisième enseignement concerne le rapport avec la maîtrise d'ouvrage. Lorsque l'on travaille en rapports étroits avec les services techniques d'une collectivité, il ne faut surtout pas hésiter dans une phase de définition d'orientations à littéralement "se lâcher", proposer des choses innovantes, les élus ont besoin d'un peu de "folie". Les urbanistes aussi ont des compétences créatives à faire valoir

Je ne sais pas si je vais me la jouer Maître Yoda, mais j'ai compris que je savais des choses. Que même si je pouvais être un peu « à la ramasse » dans certains cours, j'avais appris des choses, et que j'arrivais à les appliquer dans le monde professionnel.

Et j'ai également appris que pour comprendre la théorie, il fallait la pratiquer. J'ai beaucoup plus appris (notamment au niveau de la réglementation urbaine) pendant mon stage que pendant mes longues heures de droit ... !

Et pour finir, j'ai aussi compris pourquoi j'avais fait ces études et ce choix de vie, ce choix professionnel. Je l'ai déjà remis en question, de nombreuses fois. Et mon année d'apprentissage m'a réconcilié, m'a rappelé ce qui m'avait attiré dans l'urbanisme, l'environnement, et la façon dont je voulais travailler plus tard.

" Être sûr de ce qu'on produit, propose, raconte"

 

" Ne pas s'attarder sur des détails inutiles = ne pas être trop perfectionniste"

 

" Savoir prendre des initiatives, oser poser des questions et persévérer"

Tes perspectives d'avenir, d'évolution après ces stages ?

Suite à ces stages, je suis actuellement en recherche d'emploi depuis une dizaine de jours (l'entretien a été réalise début novembre 2015) et je profite de mon temps libre pour m'investir sur des projets en parallèle. La suite logique sera de trouver un emploi et de continuer ces projets.

En terme de perspectives d'évolution, aucunes.

Dès le premier mois, on m'a clairement fait comprendre qu'il n'y aurait pas de perspectives d'embauches derrière. C'est le problème dans les collectivités, l'heure n'est pas à l'embauche.

Mais je reste en contact avec tous mes collègues, qui n'hésitent pas à me faire profiter de leur réseau pour me mettre sur des pistes.

En début de vie professionnelle je pense que toutes les expériences sont bonnes à prendre, j'ai énormément de choses à apprendre dans le domaine de l'urbanisme et de l'aménagement.

J'ai décroché un CDD d'un an dans un bureau d'études en Corse, et je suis super enthousiaste même si l'urbanisme réglementaire n'est pas vraiment ma tasse de thé. Mon but serait de créer ma propre structure d'archi-urba-paysagiste.

Au fur et à mesure de ces stages, on est amené à rencontrer de nombreux professionnels, à explorer de nouveaux champs de son métier, parfois même certains aspects qu'on découvre en cours de route.

Après tes stages, es-tu tenté(e) de t'investir dans d'autres domaines connexes à ta discipline ?

Pendant mes stages j'ai affiné mon approche de la photographie. Cette activité est complémentaire de mon activité professionnelle. Elle se nourrissent l'une de l'autre. Je m'investis très sérieusement dans un travail photographique d'analyse sensible des espaces urbains et cela me permet depuis quelques temps de communiquer à ce sujet (voir le site de photographie de Yann).

Je m'investis également dans l'association synapse pour promouvoir la pluridisciplinarité entre l'architecture, le paysagisme et l'urbanisme. Notre association constituée d'étudiants et de jeunes professionnels pilote des projets à l'échelle du quartier, principalement dans la région marseillaise et ils nous arrivent de communiquer sur nos actions dans des séminaires et colloques qui portent sur cette question d'avenir.

Étant dans une Direction Environnement, j'ai pu rencontrer des personnes aux compétences diverses. J'ai été particulièrement intéressée par les projets agricoles et par le travail mené sur la biodiversité. Mais je savais qu'un "pont" serait difficile, notamment en vu des recrutements sur ce type de mission. J'ai également été tentée par un Master en SIG pour avoir une double compétence, idée que j'ai finalement mise de côté. Je craignais de trouver du travail, mais seulement en tant que technicienne SIG, sans utiliser mes compétences en urbanisme, et de ne plus travailler sur les missions qui m'ont poussé à devenir urbaniste.

J'ai également pensé à me spécialiser dans l'accessibilité handicapée dans l'espace public, mais n'ayant aucune expérience professionnelle, il est difficile d'être crédible sur le marché de l'emploi.

Aujourd'hui, au vu de ma difficulté à trouver un emploi, je réfléchis en effet à ce qui me manque pour pouvoir être plus concurrente sur le marché. À voir donc pour la suite ! Beaucoup d'idées, mais des difficultés pour les mener à bien.

Ce que j'ai fait dans mon stage à Tangram m'a beaucoup plu et passionné, j'adore diagnostiquer un territoire et proposer un projet répondant aux enjeux soulevés. Je me suis rendu compte que dans le domaine de l'urbanisme et de l'architecture, les nombreuses normes et réglementations contraignent la créativité, les innovations; peut être qu'à l'avenir je m'engagerais davantage pour défendre les intérêts de la profession.

Imaginons, voire rêvons un peu... Dans l'idéal... Quelles sont les missions ou les organisations pour lesquelles tu rêverais de t'investir ?

Dans l'idéal, j'aimerais travailler dans la maîtrise d'ouvrage de gouvernance métropolitaine. Que ce soit dans le conseil aux élus en interne ou au sein d'une structure privée. Le but serait de jouer le rôle de révélateur de territoire et de catalyseur de projet.

J'aimerais beaucoup dans un premier temps intégrer le réseau des agences d'urbanisme. Je trouve que leurs missions sont très intéressantes par leur pluridisciplinarité et leur approche multi-scalaire.

Mais mon rêve ultime serait d'intégrer le Conservatoire du Littoral, pour travailler sur les thématiques d'aménagement du littoral et de protection au vu du risque de submersion. C'était ma spécialité suite à ma Licence, et j'adorerais continuer à travailler pour eux.

Pour l'heure, j'avance doucement sur la question de la réglementation urbaine et la planification. Je désire également avoir une expérience professionnelle à l'étranger (en Angleterre ou Pays-Bas), mais je me rends compte qu'il est difficile pour un urbaniste français de travailler à l'étranger. En effet, l'urbanisme est propre à la réglementation d'un pays, et je n'ai pas de compétences sur le droit de l'urbanisme à l'étranger.

Comme dit précédemment, créer ma propre agence d'archi-urba-paysage me motive beaucoup. Je pense qu'un modèle de structure type scic ou scop qui prend en compte les intérêts des salariés, des clients fonctionnerait mieux qu'une simple SA. Autrement développer l'urbanisme dans les pays sous développés me passionnerait.

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